Les mesures de soutien gouvernemental pour les acteurs du transport sont jugées totalement insuffisantes par les principales organisations professionnelles en lien avec le TRM. ©Adobe Stock
Les mesures de soutien de la trésorerie pour les entreprises de transport annoncées lundi par le gouvernement (reports de cotisation sociales, étalement des échéances fiscales et prêts de court terme exceptionnels) sont jugées insuffisantes, voire dérisoires, par les organisations professionnelles liées au transport routier de marchandises. Face à la flambée brutale et inédite des prix des carburants, la FNTR insiste sur le risque majeur de faillites en chaîne pour les entreprises du transport routier dans les semaines à venir. Elle demande notamment l’application des indexations « carburant » aux contrats en cours, une augmentation de la ristourne TICPE durant la crise, la suspension des échéances de prêts et de crédit-bail, et la mise en place d’une aide directe par véhicule. L’Union TLF appelle le gouvernement à aligner temporairement le niveau de TICPE appliqué aux transporteurs français sur celui de l’Espagne, en faisant remarquer que ce différentiel de fiscalité sur le carburant est en partie responsable de la baisse dramatique de la part des transporteurs français dans le transport intérieur de marchandises, qui est passée de 90% il y a 30 ans à 58% aujourd’hui. Quant à l’OTRE, elle souligne que la crise traversée depuis deux ans par le transport routier français est déjà d’une gravité exceptionnelle et que les mesures annoncées ne permettront pas de compenser la hausse brutale des coûts d’exploitation et la dégradation de la compétitivité des transporteurs français sur leur propre marché, alors que plusieurs pays européens ont mis en œuvre des mesures de soutien directes. Comme la FNTR, elle plaide pour une aide forfaitaire par véhicule et une remise ciblée sur le carburant. JLR
Auteur :
Jean-Luc Rognon