Philippe de Crécy et Anne-Sophie Fribourg, respectivement président et vice-présidente de TLF Overseas © DR
Ce matin, l’organisation professionnelle TLF Overseas, qui regroupe les commissionnaires transport et représentants en douane présents en France, a fait le point dans un communiqué sur les « perturbations significatives » affectant les principales routes aériennes et maritimes mondiales depuis l’offensive militaire américano-israélienne contre l’Iran de samedi. Les fermetures des espaces aériens en Syrie, Irak, Koweït, Iran, Israël, et Émirats arabes unis ont provoqué en 24 heures quelque 19.000 retards de vols et plus de 2.100 annulations, les hubs de Dubaï, Doha et Abu Dhabi étant à l’arrêt. Conséquence : la capacité mondiale de fret aérien s’est contractée de 18%. « La paralysie simultanée des trois principaux hubs du Moyen-Orient crée une rupture dans les flux de fret aérien dont nous ne mesurons pas encore pleinement l’étendue » prévient Philippe de Crécy, le président de TLF Overseas. Quant au trafic maritime, la fermeture du détroit d’Ormuz risque d’avoir des répercussions sur l’ensemble des chaînes logistiques maritimes mondiales. « Les principaux hubs de conteneurs du Golfe Persique — Jebel Ali, Port Khalifa, Port Hamad et Port Shuwaikh — constituent des nœuds de transbordement critiques pour les flux commerciaux entre le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe. Leur mise hors circuit provoquerait un réacheminement massif du fret régional, générant une congestion en cascade dans les ports en Asie ou en Europe » souligne ainsi Anne-Sophie Fribourg, la vice-présidente de TLF Overseas. JLR
Auteur :
Jean-Luc Rognon