Olivier Durif, directeur Transaction Industrie et Logistique chez JLL pour la France. ©JLL
Vu le creux du marché, les brokers et conseils en immobilier logistique sont moins enclins qu’auparavant à en commenter les volumes. Avec près d’1,5 M de m² de transactions constatées à l’échelle du premier semestre 2026, le recul est de -15% sur un an et -24% par rapport à la moyenne sur 5 ans, mais « si la prudence reste de mise, des signaux d’amélioration se confirment progressivement », note JLL en relevant un certain au rebond sur le 2ème trimestre, qui a concentré plus d’1 M de m² de cette demande placée, soit +25% par rapport au T2 2025. Des décalages de décision l’expliquent en partie, mais les acteurs économiques paraissent retrouver un semblant de confiance pour finaliser leurs projets, positive le spécialiste des services et de l’investissement en immobilier d’entreprise. Le nombre de transactions a nettement reculé pour les surfaces de 5 à 10.000 m² (27 vs. 44 sur le 1er semestre l’an dernier), mais le segment intermédiaire de 10-20.000 m² affiche dans le même temps une progression de +22% pour approcher 460.000 m², via 31 transactions pour ce type de surfaces « qui offrent un équilibre entre capacité opérationnelle et flexibilité d’implantation ». Quant au volet XXL, pour des transactions de plus de 40.000 m², il a été soutenu par le e-commerce, d’où un total de 471.000 m² placés vie 6 transactions.
« Nous restons lucides sur le contexte : le semestre reste en retrait par rapport aux moyennes historiques et quelques grosses transactions liés au e-commerce ont représenté une bonne part de l’activité, note Olivier Durif, directeur Transaction Industrie et Logistique pour la France chez JLL. Mais nos clients retrouvent de la visibilité et la confiance nécessaire pour valider leurs décisions d’implantation. Cette régularisation était attendue et confirme que les besoins logistiques fondamentaux n’ont jamais disparu ». MR
Auteur :
Maxime Rabiller