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TOWT espère une solution de reprise pour ne pas couler

« Sac à terre » prévient stoïquement Guillaume le Grand sur Linkedin. Après la décision du tribunal de commerce du Havre, le 3 avril, de placer TOWT (TransOceanic Wind Transport) en liquidation judiciaire, son président-fondateur est désormais suspendu à d’éventuelles offres de reprise. Les juges ont en effet donné un mois de maintien d’activité à l’affréteur-transporteur à la voile français déficitaire, qui avait « sous l’égide de la banque, engagé un processus de conciliation qui n’a pu recueillir l’accord de tous ». Les candidats à un rachat des actifs ont jusqu’au 14 avril pour déposer leurs offres au tribunal, qui les examinera fin avril. Towt emploie 48 personnes et exploite deux voiliers-cargos. « Des navires fiabilisés et des routes maritimes maîtrisées » assure la CGT de TOWT, soutenu par la FOMM CGT. Towt avait initialement positionné ses deux navires sur la ligne transatlantique Le Havre – New York – Santa Marta (Colombie) – Québec (voir NL 4069) avant d’annoncer il y a deux mois une repositionnement stratégique sur une ligne entre la France et le Brésil (voir NL 4341). « Nous étions pleins sur les allers vers les Etats-Unis (830 « grosses » palettes US) et en partie pleins au retour durant les 2ème et 3ème trimestre 2024 » rappelle Guillaume le Grand sur Linkedin. « Et puis Trump a été élu. Et nous avons vu fondre les volumes et l’importance de la thématique climatique ». Selon lui, le chiffre d’affaires s’est élevé à presque 5 M€ en 2025. TOWT avait lancé la construction de six nouveaux voiliers cargos géants au Vietnam, toujours propulsés essentiellement à l’énergie éolienne, pour une livraison prévue d’ici à 2027. Le fondateur déplore que TOWT soit liquidée au moment où « une loi vélique est votée à l’unanimité en commission » à l’Assemblée nationale. VL

Auteur :

Vincent Lepercq