Moins figé dans le marbre, l’autre profil de sites étudié par CBRE porte sur les espaces de logistique urbaine (ELU) : idéalement dotés d’un accès poids-lourds et d’une cour profonde pour la mise à quai des marchandises, d’une dalle assez résistante pour automatiser une partie de la préparation de commande, et permettant de gérer au mieux les nuisances sonores
A ceci près que le e-commerce recourt souvent à de petits sous-traitants pour la distribution urbaine du dernier km, et que ceux-ci réussissent à opérer sur des espaces plus hétérogènes, souvent compris entre 300 et 800 m². « Sur ce volet, la difficulté et l’enjeu résident dans l’identification des biens déjà utilisés pour cette logistique urbaine, et de ceux susceptibles de venir enrichir l’offre
Quitte à procéder à certaines adaptations des produits, mais avec une condition sine qua non en matière d’accessibilité », indique Déborah Boïco, l’auteure de l’étude
Et d’ajouter que pour ce type de surfaces, la concurrence est grande entre la logistique et d’autres types de fonctions, en prenant pour exemple un espace du 15e arrondissement finalement investi par une salle de sport
Pour répondre à une demande croissante, il y a un regard neuf à porter sur cette problématique immobilière de la logistique urbaine, et c’est justement le sens de l’étude de CBRE : sensibiliser les différents types d’acteurs de la chaine à la spécificité de ces besoins, mais aussi les inviter à renouveler leur regard sur l’existant pour dégager de nouvelles opportunités. MR
Photo : Déborah Boïco, chargée d’études chez CBRE France
