Le tribunal de commerce du Havre a donné son feu vert, le 7 mai, à la seule offre de reprise de Towt (TransOceanic Wind Transport), l’affréteur-transporteur à la voile français, placé en liquidation judiciaire début avril, du fait d’un passif évalué à 20 M€. Elle est portée par le groupe Crédit Mutuel et son fonds d’investissement Révolution environnementale et solidaire (Crédit Mutuel impact), et des partenaires comme le fonds d’investissement Après Demain, qui étaient déjà présents au tour de table. En revanche, les co-fondateurs et actionnaires, Guillaume Le Grand et Diana Mesa, n’en font plus partie. NewTowt repart avec 37 des 48 salariés et un président, Karl Sement, son ex-directeur général.
La société annonce une reprise immédiate des rotations commerciales, avec ses voiliers-cargos Anemos et Artemis. « Les engagements pris auprès des chargeurs, des partenaires portuaires et des équipages sont honorés sans interruption. La continuité de service est la première priorité de la nouvelle direction », assure NewTowt dans un communiqué. Il n’est cependant plus question de naviguer vers New York : « Le développement de la ligne régulière à destination du Brésil constitue la priorité opérationnelle des prochains mois. Cette route répond à une demande forte et structurée des importateurs de café engagés dans une démarche de décarbonation de leur chaîne logistique. Plusieurs rotations Fécamp – São Sebastião sont envisagées pour 2026 ».
Le calendrier n’est cependant pas encore arrêté. « Cette ligne incarne le nouveau modèle économique : le transport de marchandises de valeur ». Les nouveaux actionnaires assurent que la construction de nouveaux navires se poursuit, comme prévu. Quatre autres voiliers-cargos sont attendus en 2026 et 2027. « Nous nous concentrons sur la fin de construction et la livraison des quatre navires confirmés par NewTowt » confirme de son côté le constructeur Piriou. Vincent Lepercq