Le projet de réforme ferroviaire qui va être présenté à l’Assemblée Nationale mardi, provoque la colère d’une partie des cheminots
Cette révolte est-elle justifiée ou non ? D’hypothétiques menaces sur des intérêts catégoriels peuvent-ils bloquer une réforme qui pour une fois semblait recueillir un consensus assez large ? On se souvient que pendant des années (voire des dizaines d’années) la question du statut des dockers a provoqué des conflits à répétitions aux effets catastrophiques pour les ports français
Sans pour autant faire d’amalgame entre ces deux sujets très différents, il est clair que le fret ferroviaire ne peut se permettre le luxe de supporter des mouvements sociaux aussi fréquents que désastreux en termes économiques et d’image
Comme le souligne la Fnaut (1) ce matin dans un communiqué « cette grève nuit à l’image du service public ferroviaire et du transport ferroviaire de fret, et compromet leur équilibre financier »
Pourtant, la réforme qui vise à donner plus de cohérence entre le gestionnaire de l’infrastructure (Sncf réseau) et l’exploitant (Sncf mobilité) pourrait être de nature à améliorer la qualité du service rendu aux chargeurs
Mais pour Fret Sncf il ne peut y avoir de reconquête de parts de marché sans une fiabilité retrouvée
Espérons que cette réforme marquera le début d’une nouvelle relation de confiance avec ses utilisateurs et aussi la fin d’une époque dont les perturbations actuelles seraient les derniers soubresauts. JPG
(1) Fédération des associations d’usagers du transport