Tout d’abord, rendons à César ce qui est… à Jean-Luc ! En effet, le sujet de cet édito m’a été gentiment inspiré par le « traçabiliticien » Jean-Luc Viruega, qui considère que le « contact tracing » actuel des personnes Covid+ est un excellent exemple pour comprendre l’essence même de la traçabilité et mettre en lumière quelques enseignements utiles, y compris pour des projets supply chain
Cet ingénieur conseil expert sur le sujet aime à rappeler que la traçabilité n’est ni vraiment une science ni une technologie, mais davantage un système et une organisation
C’est pourquoi il ne faut pas perdre de vue l’importance stratégique de la méthodologie employée, et ce bien avant de faire des choix technologiques
En effet, l’instauration d’un système, pour répondre à un besoin fonctionnel de départ, a souvent pour conséquence de perturber l’organisation en place
C’est lié au fameux paradoxe : «Tout le monde a besoin de traçabilité, mais personne n’en veut »
Le collectif en a besoin, mais l’individu a tendance à rejeter les contraintes supplémentaires qu’elle entraîne
Dans le domaine sanitaire comme en supply chain, une bonne solution consiste à proposer à l’utilisateur l’accès à davantage d’informations qu’il n’a lui-même à en fournir dans l’application
C’est exactement cette logique d’écosystème qui a conduit le gouvernement à remplacer fin octobre le premier outil StopCovid, peu utilisé, par TousAntiCovid
Avec un certain succès, puisque l’application a motivé plus de 12 M de Français à la télécharger à ce jour
Pour autant, son utilité et son attractivité pourraient encore être améliorées via quelques évolutions
A ce sujet, Jean-Luc Viruega ne manque pas d’idées, tirées de sa longue expérience en traçabilité
Si voulez en savoir plus, contactez-le directement (viruega@wanadoo.fr).
Jean-Luc Rognon
Auteur :
Jean-Luc Rognon