Schneider Electric en déploiement FAP

Jean-Baptiste Delafoy, VP Global Transport Transformation de Schneider Electric, a détaillé la démarche d’audit transport déployée au sein du groupe, en précisant d’abord son contexte : en 15 ans, le CA est passé de 6 à 26 Mds€, notamment par acquisitions, et les zones Asie-Pacifique et Amérique du Nord génèrent aujourd’hui chacune plus de chiffre d’affaires que l’Europe

Quant à sa Supply Chain, elle a clairement été réorientée client ces dernières années, repose sur une centaine de centres de distribution et compose avec une cinquantaine de plateformes ERP différentes. « Le programme FAP est une des briques au centre de notre stratégie de transformation, et vise un périmètre transport d’environ 600 M€

Faute d’outil et de ressources internes à consacrer au sujet, il repose à la fois sur un partenaire global pour le volet intercontinental (maritime, aérien et express), et sur des champions locaux pour les flux domestiques partout dans le monde

Dont Interlog, d’abord à la manœuvre sur l’Europe, puis l’Inde, et sans doute bientôt en Amérique du Sud »
, a-t-il expliqué

Un programme qui vise à gagner en visibilité sur ces dépenses, en commençant par combler des écarts de facturation bien plus conséquents qu’il ne l’imaginait encore il y a 2 ans

Non pas quelques dixièmes de pourcent mais couramment 4 ou 5% avec de très gros acteurs, parfois bien plus en local, d’où des taux de rejet de factures en 1ère présentation dépassant couramment 50%, et des systèmes de provision comptable à mettre en place, non sans mal. « Sur le simple volet du contrôle des factures, le projet FAP est très directement rentable, même si ce n’était pas l’optique originelle », a relevé Jean-Baptiste Delafoy

De fait l’approche vise plus loin : une réelle capacité d’analyse des dépenses et des volumes, une notation qui permette de mieux évaluer la performance des transporteurs et leur pertinence au sein du panel fournisseurs, voire une vision qui puisse contribuer à l’évolution même de la Supply Chain. MR