L‘objectif de Mory pour 2009 ? Un résultat au minimum à l’équilibre ne serait déjà pas si mal compte tenu du contexte. « Dans une période sans précédent, il n’y a pas d’autre souci que de survivre » reconnaît honnêtement Alain Bréau, qui fait remarquer que la plupart de ses concurrents sur le secteur de la messagerie ne publient pas leurs résultats
Le Pdg de Mory considère d’ailleurs qu’avec dix réseaux nationaux, l’offre est largement en situation d’excès par rapport à la demande et qu’il faut que la profession réfléchisse à des solutions de rapprochement ou de mutualisation. « Si l’économie était totalement privée, on n’en serait pas là ! En tant que numéro deux sur le marché français en messagerie domestique, nous sommes potentiellement un pôle de regroupement » a-t-il lancé
D’autant qu’en cas de reprise économique, le groupe ne pourra plus s’appuyer sur ses anciens partenaires financiers : Bridge Point et Barclays Private Equity se sont retirés fin septembre
Ils possédaient à eux deux plus de 30% du capital de Mory, le reste étant détenu par une holding appartenant à Alain Bréau. « Nous avons repris ces parts en interne. 11% du capital a été redistribué sur les 30 top managers du comité de direction, il y a une opération en cours de même nature pour le middle management, et nous créons une société civile pour affecter 10% du capital au FCPE » a précisé Alain Bréau
Cela n’empêche pas la société de continuer à aller de l’avant, avec un plan d’action 2009 qui prévoit notamment d’intensifier les efforts sur la qualité (délais, réduction des litiges, etc.), et promet « un certain nombre de dispositifs innovants », qui devraient être annoncés en mai. JLR