PepsiCo en mode XXL et décarboné avec ID Logistics à Dourges

PepsiCo a pris à bail en direct quelque 56.000 m² sur l’entrepôt multi-locataires de 136.000 m² initié par Delta3 sur sa plateforme multimodale avec les investisseurs Tristan Capital Partners & Edmond de Rothschild, dont la 2ème tranche sera livrée en mars. ©Lelab360 / M. Rabiller

Jusqu’à 40 millions de paquets de snacks pourront être stockés sur l’entrepôt XXL inauguré hier matin par PepsiCo et ID Logistics sur la plateforme Delta3 de Dourges, au sud de Lille. Le projet Polaris y a transféré à l’automne les activités –et les équipes– jusque-là opérées à quelques km, à Libercourt, où leur tandem s’était formé en 2009 (mais était à l’étroit malgré les extensions, d’où du débord en pic et plus de complexité).

Désormais, l’activité se déploie sur 5 cellules de 10.000 m² permettant de stocker jusqu’à 52.000 palettes (et 6.000 m² complémentaires), avec une petite centaine de salariés d’ID Logistics opérant H24 et 5j/7 (deux équipes et un volet réception de nuit), et la perspective d’opérer le weekend et d’atteindre 150 personnes en amont du pic estival (jusqu’à x2,5 en volume).

« Ce projet Polaris s’inscrit dans une réflexion engagée il y a 3 ans chez PepsiCo sur l’évolution combinée des moyens industriels et logistiques dévolus à nos marques de snacks et de produits d’épicerie salé-sucré [Lay’s, Doritos, Cheetos, Bénénuts…] avec l’enjeu d’accompagner leur croissance future tout en optimisant les coûts de distribution et surtout l’empreinte carbone », a souligné Laurent Kamiel, son maitre d’œuvre en tant que directeur Supply Chain France de PepsiCo (dont le spectre vient de élargir comme directeur de la Transformation SC en Europe). La distribution relève désormais d’un zonage Nord-Sud de l’Hexagone, le site de Dourges assurant 70 % des volumes en lien étroit avec l’usine de snacks belge du groupe à Veurne, à une centaine de km, tandis que les clients du sud relèvent de livraisons directes depuis l’usine espagnole de Burgos. La distance moyenne parcourue par un paquet de chips s’en voit réduite de 200 km.

Accent sur le rail, les PL électriques et le photovoltaïque

Dans le cadre de la démarche durable PepsiCo Positive, l’accent sur la décarbonation s’illustre sur de nombreux plans. Déjà utilisateur du terminal ferroviaire de Delta3, PepsiCo en est aujourd’hui tout proche et assure environ 20% des flux par le rail : sur le volet aval pour des snacks en provenance de deux usines en Pologne et Espagne, et surtout sur l’aval vers les plateformes de ses clients dans différentes régions de l’Hexagone via une demi-douzaine de liaisons. Déjà très engagé dans la transition vers des carburants alternatifs, PepsiCo a ajouté ici le recours à des poids lourds électriques. Cinq assurent déjà chacun 2-3 rotations par jour avec l’usine belge ; déployés avec Transalliance, ils assurent environ la moitié du flux (sachant que 70 à 80% des snacks stockés proviennent de l’usine belge de Veurne). Et cinq autres avec le transporteur Vialon assureront sous peu les liaisons en aval avec le terminal ferroviaire ou des boucles de distribution vers les entrepôts clients de la région. Leur alimentation bénéficiera de l’installation en cours par Urbasolar sur 128.000 m² en toiture de la plus grande centrale photovoltaïque sur un entrepôt en Europe, pour une puissance de 18 MWc. (à suivre lundi pour un focus sur le partenariat PepsiCo / ID et les innovations déployées sur site) MR

Auteur :

Maxime Rabiller

13/02/2026

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