Vendredi 17 juin s’est déroulée à l’Université Paris-Dauphine, la conférence « impact du big data sur la Supply Chain » organisée par TIP Trailer Services et Supply Chain Magazine en partenariat avec le Master Supply Chain de Paris Dauphine. 220 personnes s’étaient déplacées pour assister aux différentes présentations, à commencer par celle de Vincent Puig, cofondateur et directeur exécutif de l’IRI (Institut de recherche et d’Innovation) qui s’est appliqué à démontrer la manière dont le digital s’installe dans notre quotidien, par exemple en croisant une multitude d’informations permettant d’avoir un éclairage différent sur la réalité qui nous entoure
Mais plutôt que d’étouffer sous un déluge de données il nous invite, à l’instar du philosophe Bernard Stiegler, à penser un web herméneutique, comprenez une confrontation d’idées qui permet d’échapper à la dictature du nombre et à faire valoir la différence. Une différence que la société Uber exprime en d’autres termes pour parler de son business
Partant du constat que le monde contient 1 milliard de véhicules utilisés en moyenne 4% du temps, Alexandre Molla, DG Sud France d’Uber a expliqué comment son entreprise entend « redynamiser un tissu urbain et économique en réduisant le nombre de voitures individuelles et en créant des emplois de chauffeurs »
Quant à savoir si un jour les coffres de voitures pourraient transporter des marchandises en milieu urbain… Alexandre Molla ne s’est pas prononcé
James Newton, Senior Business Executive de Sigfox s’est pour sa part focalisé sur les objets connectés et sur les réseaux qui remontent l’information pour gérer des domaines aussi divers que le trafic routier, les stocks de marchandises, les unités de production ou les appareils ménagers
Naturellement ces bouleversements ne seront pas sans conséquence sur le transport routier, comme l’a souligné Fabien Esnoult, directeur délégué innovation de Géopost, qui a brossé un tableau réaliste de l’impact du Big Data sur deux niveaux : l’optimisation opérationnelle (gestion des événements, prises en compte des contraintes d’itinéraires, prédiction des horaires d’arrivée…) et l’optimisation tactique avec l’intégration de la planification court terme et celle des aléas liés au trafic ou à la météo
Fabien Esnoult voit pour les années à venir une prochaine étape : l’intelligence artificielle, avec le développement d’applis Big data pour le transactionnel et l’analytique. JPG