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« Sur des gros programmes de transformation, nous nous positionnons comme tiers de confiance »

Suite de l’interview de Patrick O’Sullivan, Associé et cofondateur de Findle (5/6, voir article précédent)

Supply Chain Magazine : Vous insistez sur l’importance de rendre le client autonome pour que les résultats de sa transformation puissent perdurer au-delà du projet et au-delà de l’intervention de Findle. Etes-vous prêts à vous engager sur des résultats ?

Patrick O’Sullivan : Nous menons des projets du cadrage jusqu’à l’implémentation, c’est-à-dire depuis la feuille de dessin jusqu’au moment où tout le monde a été formé, tout le monde a compris, où le changement a été accepté, où les nouveaux processus fonctionnent, etc. Même s’il y a une date de fin, il peut donc y avoir une temporalité qui assez longue sur un projet, notamment lorsque nous sommes PMO (Project Management Officer), c’est-à-dire chargés de la coordination de l’ensemble des étapes clés. Dans ce cas, nous nous engageons sur les résultats qui relèvent de notre responsabilité et de notre capacité d’action. Sur un programme complexe mobilisant de nombreux acteurs, nous ne pouvons évidemment pas garantir seuls le résultat final. En revanche, nous pouvons nous engager sur des livrables, des délais, une qualité d’exécution et sur notre capacité à créer les conditions de réussite du programme.

SC Mag : Sur quels types de projets de transformation faites-vous office de PMO ?

P.O’S. : Sur certains programmes de transformation de très grande ampleur, par exemple de dimension internationale, nous n’avons pas la prétention de nous positionner comme acteur de référence. Dans ces situations, il est souvent plus responsable pour le client de s’appuyer sur un cabinet mondial disposant de la taille, des ressources et de la capacité de déploiement nécessaires. En revanche, sur tous les autres projets, nous nous positionnons comme un tiers de confiance, avec l’assurance d’un regard critique sur le déploiement, sur les interdépendances que ce projet peut avoir sur le reste des programmes, sur le budget, afin que les objectifs soient atteints en termes de coûts, qualité, et délais. (voir suite de l’interview)

Auteur :

Jean-Luc Rognon